1914-1918. Le patrimoine s’en va-t-en guerre | Cité de l’architecture et du patrimoine, 11 mars au 4 juillet


Patrimoine s'en va en guerre1914-1918. Le patrimoine s’en va-t-en guerre
vendredi 11 mars 2016 – lundi 04 juillet 2016
Cité de l’Architecture et du patrimoine

Conçue dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’exposition 1914-1918, le patrimoine s’en va-t-en guerre entend souligner la sacralisation et l’instrumentalisation dont fit l’objet le patrimoine artistique et architectural détruit lors du conflit. Elle invite à s’interroger sur la notion d’identité, sur l’enjeu qu’a toujours représenté le patrimoine lors des conflits, comme en témoigne, aujourd’hui encore, l’actualité de Syrie et d’Iraq.

L’exposition explore, pour le cas français, la manière dont les artistes et les intellectuels se sont mobilisés au lendemain de la destruction de la bibliothèque de Louvain (25-26 août 1914) et de la cathédrale Notre-Dame de Reims (19 septembre 1914). Scènes de destructions réelles ou imaginaires, caricatures et photographies saturent l’espace médiatique et attisent le discours de haine envers l’ennemi. À Paris, ce message s’incarne dans de spectaculaires expositions fondées sur l’exaltation du patrimoine architectural et artistique meurtri.
Organisées au Trocadéro en 1915 et au Petit Palais en 1916, elles complètent l’arsenal de publications et de conférences sur les « villes martyres », l’un des thèmes de prédilection de la propagande antigermanique.
Œuvres, documents originaux, photographies et objets-phares de ces « expositions de guerre » retrouvés au terme de patientes recherches, montrent combien la cause patrimoniale fut dévoyée pour orienter les opinions. Elle constitua, en ce sens, une puissante arme idéologique.

Et le 16 juin 2016 [14h00 - 19h00], dans l’Auditiorum, une journée débat sur le thème :
De Reims à Palmyre, le patrimoine en temps de guerre

L’exposition 1914-1918, Le patrimoine s’en va-t-en guerre présentée à la Cité raconte une histoire – comment la destruction des monuments fut instrumentalisée en France, au nom d’une guerre idéologique logée dans le conflit – qui s’est poursuivie au long du XXe siècle et connaît aujourd’hui de nouveaux et terribles épisodes.
Victimes de guerre lors du premier conflit mondial, les biens culturels semblent être devenus en un siècle cibles de destruction, matérielle, symbolique et in fine des hommes.
Des stratégies semblent avoir été théorisées, appliquées.
Alors que de nombreux acteurs se mobilisent contre les destructions de Palmyre et de tant d’autres lieux ciblés en tant que foyers de civilisation, la journée de débats et de témoignages du 16 juin veut interroger cette évolution, avec des historiens des conflits, des experts de la guerre contemporaine, des architectes, des archéologues, des artistes et des documentaristes.

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