Veille sanitaire, sûreté et sécurité en situation de confinement | français/anglais/espagnol/italien

BbF Louvre Lens 2020

Préparation du 2ème confinement au Louvre Lens, octobre
2020, crédit photo: Ariane Segelstein

Ce guide synthétique propose d'accompagner les responsables de musées, d'archives, de bibliothèques, de monuments historiques, de sites et d'institutions culturelles en général.

  • Qu'est-ce que la veille ?
  • Comment l’organiser et la préparer ?
  • Comment la mener ?
  • Avec qui et quel matériel ?
  • Comment argumenter sur ses besoins ?

Autant de questions auxquelles vous trouverez des réponses ainsi que de nombreux conseils pratiques, d'outils et de références.

Ce document a été réalisé par un groupe de travail pluridisciplinaire en conservation du patrimoine, conservation préventive, conservation- restauration et régie des œuvres, constitué de bénévoles du Bouclier Bleu France travaillant pour des musées, monuments historiques, services d’archives et bibliothèques.

La vieille sanitaire est disponible en 4 langues sous format pdf. Cliquez sur la plaquette correspondante selon la langue souhaitée.

Veille sanitaire français

Veille sanitaire anglais

Veille sanitaire italien

Veille sanitaire espagnol

Français
Anglais
Italien
Espagnol

Publié le 9 novembre 2020

AFNOR Web-conférence : parer les situations d’urgence dans les bibliothèques, archives et musées, 25 janvier 2021

Afnor groupeLe 25 janvier 2021, suivez le webinaire détaillant les exigences de la norme volontaire NF ISO 21110 sur la préparation et la réponse aux situations d’urgence dans les bibliothèques, archives et musées.

La BnF, le musée du quai Branly-Jacques Chirac et Sorbonne-Université organisent avec AFNOR un webinaire à l’occasion de la parution de la norme NF ISO 21110 « Préparation et réponse aux situations d’urgence dans les bibliothèques, les archives et les musées ». Une norme de mars 2020, faite par et pour les professionnels ! Quelle est l’utilité d’une norme volontaire internationale pour faire face à un sinistre dans ces bâtiments de mémoire ?

Concrètement, comment transposer une norme dans des contextes administratifs différents ? De l’évaluation du sinistre à la prise en charge des objets par des spécialistes, des témoignages de France et de l’étranger viendront éclairer les enjeux de la préparation aux situations d’urgence, avec des exemples pratiques illustrant les principales exigences de la norme.

La participation est gratuite, mais l’inscription obligatoire.

Programme, inscription et information ICI

Publié le 13/01/2021

Réhabilitation du Souk al-Saqatiyya d’Alep |Le prix ICCROM-Sharjah 2020, décerné à la Fondation Aga Khan pour la culture (AKTC)

Souk Syrie Alep

Le Prix ICCROM-Sharjah, décerné par l’ICCROM-ATHAR, un centre régional de conservation fondé conjointement par l’ICCROM et le gouvernement des Émirats arabes unis dans l’émirat de Sharjah, œuvre pour aider à sauvegarder le patrimoine culturel de la région arabe. Il vise également à promouvoir l’éthique internationale dans la pratique de la conservation du patrimoine matériel et à faciliter l’échange de connaissances et d’expériences au-delà des frontières, de sensibiliser le public et de faire apprécier le patrimoine culturel.

L’attribution de ce prix est placée sous le haut patronage de Son Altesse le Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi, membre du Conseil suprême, souverain de Sharjah.

Cette année le prix pour les meilleures pratiques en matière de conservation et de gestion du patrimoine culturel islamique, a été attribué à la Fondation Aga Khan pour la culture (AKTC) pour la réhabilitation du Souk al-Saqatiyya de la vieille ville d’Alep (Syrie), dans le cadre de son aide humanitaire. Les souks médiévaux d’Alep, les plus grands du Moyen-Orient, ont été gravement endommagés pendant le conflit syrien. L’AKTC a alors lancé un projet pilote sur ce premier souk. Le prototype de conservation comprenait l’amélioration de l’infrastructure dans tous les espaces publics le long de 150 mètres du souk, y compris les voûtes et coupoles, les devantures latérales, le passage central, les infrastructures et les services publics essentiels, Trois boutiques achevées présentant la finition intérieure possible des magasins individuels.

Pendant la crise du COVID-19 en 2020, le travail s’est poursuivi en collaboration avec les autorités locales. Cette phase comprenait la réhabilitation des artères de connexion afin de relier les travaux de phase 1 achevés de Souk al-Saqatiyya aux points d’entrée extérieurs, y compris Souk Khan al-Harir. Le Souk Khan al-Harir contient 60 boutiques et dessert trois autres grands khans (une auberge pour les voyageurs, construite sur une cour centrale). Plus d'informations.

Souk restauré Alep 2020

Depuis plus de 30 ans, le Fonds Aga Khan pour la culture (AKTC) a montré à quel point la culture peut être un atout et qu’elle peut être un catalyseur pour l’amélioration de la qualité de vie – même dans les régions les plus pauvres et les plus reculées du globe. Il œuvre pour préserver et revitaliser les biens culturels ; revigore les traditions culturelles; crée des programmes d’éducation qui favorisent la compréhension mutuelle; et identifie l’excellence architecturale qui a un impact positif sur la façon dont les gens vivent, travaillent et interagissent. Les programmes de la fondation comprennent le Prix Aga Khan d’architecture, le programme Aga Khan pour les villes historiques, le programme de musique Aga Khan, le musée Aga Khan de Toronto, au Canada, la ressource en ligne Archnet.org et des programmes connexes.

Pour en savoir plus sur la dégradation de ce Souk d’Alep ainsi que ceux de Damas et Homs, lors des conflits, voici une présentation de Samir Abdulac, Président du groupe de travail de l’ICOMOS pour la sauvegarde du patrimoine culturel en Syrie et en Irak, vice-président du CIVVIH, le Comité scientifique international de l’ICOMOS pour les villes et villages historiques et représentant de l’ICOMOS au Bouclier bleu France : A Tale of Three Syrian Souks after Disaster, in-Advancing Risk Management for the Shared Future, Taiwan, 2020: pp  260-270, http://www.6isc2020ga.org/Proceedings.html

Ces Souks ont également fait l’objet d’une présentation par Samir Abdulac, lors du colloque du Bouclier bleu France « Rebondir après le drame : patrimoines et résilience » qui s’est tenu le 29 janvier 2020 à Paris et que vous pouvez voir et écouter (minutes 27’ à 51’) sur notre chaine Youtube : https://youtu.be/lZQWsdLS0EE 

Publié le 20/11/2020

« Rebondir après le drame : patrimoines et résilience », 29 janvier 2020, Paris | Vidéos

Image d'appel colloque 2020 

Le mot de la Présidente, Jocelyne Deschaux

Le Bouclier bleu France, association de protection du patrimoine en temps de crise, est particulièrement fier de son engagement sur la voie de    la réflexion et de l’action avec l’organisation du colloque « Rebondir après   le drame, patrimoines et résilience », qui s’est tenu le 29 janvier dernier à l’Institut National du Patrimoine, Paris.

Cet événement faisait à la fois écho au terrible incendie qui a frappé la cathédrale Notre-Dame de Paris cette année, et à la crainte d’épisodes de crues catastrophiques, qu’elles soient attendues, comme la crue centennale de la Seine, ou qu’elles frappent par surprise, comme les épisodes méditerranéens de novembre  2019  dans  le  Var.  À  ces  questionnements se  sont  bien  entendu   ajoutées   des   problématiques   de   préservation  du patrimoine culturel à l’échelle mondiale (patrimoine artistique, documentaire ou archivistique de part et d’autre du globe). En effet, de nombreuses zones sont toujours le théâtre de conflits armés ou sont frappées par des changements climatiques irrémédiables.

La résilience, cet « art de naviguer dans les torrents » pour Boris Cyrulnik, représente notre capacité à surmonter l’épreuve  pour  nous  reconstruire. En ce sens, n’est-il pas légitime de penser qu’elle constitue un enjeu majeur de la préservation et du sauvetage des biens culturels constitutifs de notre identité ?

Je suis heureuse que pour ce colloque d’experts internationaux et de l’Hexagone, issus de la société civile et de corps d’Armées, Le Bouclier bleu France ait été soutenu par le Ministère de la Culture / Direction Générale du Patrimoine / Département des Affaires européennes et internationales. C’est  ainsi  qu’en  ce   29   janvier   2020,   de   grands   témoins   experts,   des acteurs publics, des représentants de Corps consulaires et constitués,  des journalistes, des étudiants et de simples citoyens curieux et concernés ont eu l’occasion de s’informer, de confronter leurs pratiques, d’échanger  sur leurs réussites, leurs contraintes et les perspectives d’amélioration existantes ou à envisager. Une très belle journée de rencontres pleine d’émotions, d’émulations dont l’unique but visait la  promotion,  sans relâche, de solutions de  préservation  de  TOUS  les  patrimoines,  ici  et  dans le monde entier.

«  L’urgence   est  de  prévoir,  planifier  et  réduire  les  risques   de catastrophe pour mieux protéger les êtres humains, les collectivités et les pays, leurs moyens de subsistance, leur santé, leur patrimoine culturel, leurs biens socio-économiques et leurs écosystèmes, et améliorer ainsi leur résilience. »

Un colloque pour mieux comprendre le patrimoine culturel comme enjeu et facteur de résilience

Le BbF mène de multiples projets pour la promotion d’une meilleure gestion des risques de toutes les formes de patrimoine culturel. Ces actions mettent en exergue un sujet majeur : la mémoire des sinistres et de la manière dont ils ont été gérés pour améliorer la prévention. Ce colloque« Rebondir après le drame, patrimoines et résilience » l’illustre.

Il a pour objectif d’aborder avec des experts :

les diagnostics à poser, les solutions par anticipation et les partenariats  à constituer pour réduire les dommages, garder la mémoire des œuvres et des monuments disparus, et tirer les leçons des expériences passées lors de catastrophes.

Ce colloque a été ouvert à tous les publics (acteurs de structures patrimoniales et du monde du secours, collectivités, enseignants, étudiants et grand public).

D’une manière générale, la collecte d’informations sur les sinistres impactant le patrimoine culturel est une action essentielle pour analyser les conséquences et améliorer la prévention. L’enjeu est de pouvoir sensibiliser les donneurs d’ordre à la prévention afin :

  • de limiter les dommages et les coûts de restauration,
  • de réduire la vulnérabilité par des mesures de prévention ou de réduction des risques,
  • d’accélérer le relèvement après la catastrophe et permettre ainsi de rétablir l’accessibilité du patrimoine au public au plus vite.

En résumé, agir pour la conservation du patrimoine concourt pour grande partie à la résilience des populations.

    Liens vers les vidéos des  différentes interventions

Session d'ouverture : - Charles Personnaz, Directeur de l'Institut du patrimoine - Philippe Barbat, Directeur général des Patrimoines - Jocelyne Deschaux, Présidente du Bouclier bleu France
Session Introduction : La résilience, qu'est-ce que c'est - Jacques Faye
Session Introduction : La résilience, qu'est-ce que c'est ? - Francesc Pla Castelltort
 - Général Serge Garrigues - Capitaine Ariane Pinauldt. « Vers une unité «Patrimoine» dans les opérations militaires françaises : prémices et perspectives ». - Samir Abdulac « Des souks de Damas, Homs et Alep après un désastre » - Thomas Mouzard « Patrimoine culturel immatériel et résilience ». - Antoine-Marie Préault « Notre-Dame, huit mois après : comment le plan d’urgence permet-il la résilience ? »
La question de la résilience dans le programme de reconstruction du Nord du Mali - Thierry Joffroy
Collections d'histoire naturelle : quelle résilience ? - Jacques Cuisin
Le Musée-Promenade de Marly le Roi- Louveciennes sous les eaux : chronique d'une inondation - Géraldine Chopin
La crue de la Seine : quelle résilience pour l'Ile-de-France - Christian Sommade

 Publié le 17/11/2020

Chantier scientifique Notre-Dame : état des lieux et perspectives Colloque scientifique

Le CNRS et le ministère de la Culture organisent un colloque les Lundi 19 et Mardi 20 octobre 2020 à l’Institut National du Patrimoine (INP), 2, rue Vivienne, 75002 Paris.

L’incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, ouvre une nouvelle page de son histoire, certes douloureuse mais, en transformant le bâtiment en écorché, donne aussi accès à des formes d’archives, endommagées et mises à nu, de sa construction et de sa destruction. Récoltées, sélectionnées, triées, par les services du Ministère de la Culture, ces archives peuvent fournir des informations sur les différentes phases de l’histoire du monument et sur sa matérialité, mais apporter aussi de nouvelles données sur l’environnement sylvicole médiéval, les climats et certaines pollutions. Afin d’exploiter au mieux ces informations, les recherches se sont rapidement organisées après la catastrophe grâce à une synergie entre les équipes du Ministère de la Culture et du CNRS. Par ailleurs, les recherches scientifiques peuvent également se mettre au service de la restauration de Notre-Dame en étudiant les matériaux altérés afin de diagnostiquer leur état ou en participant à la modélisation, au traitement et à la comparaison des données numériques acquises sur le monument avant et après le drame.

Ces deux journées du colloque permettront de faire un point sur l’avancée des travaux scientifiques depuis la sauvegarde des matériaux, leur inventaire et leur tri, jusqu’à la structuration des recherches et leur mise en œuvre qui a démarré au début de l’année 2020.

La date-limite d’inscription est fixée au mercredi 30 septembre 2020 à midi

Toutes les informations et la procédure d’inscriptions sont disponibles à l’adresse suivante :

 https://miti.cnrs.fr/colloque/action-transverse-miti-chantier-scientifique-notre-dame/

CNRS

Patrimoine culturel et risques majeurs (inondations, incendies) : les approches du Bouclier bleu France

Le patrimoine culturel, dans toute sa diversité, est une composante majeure de l’identité des peuples. Pour autant, il est particulièrement fragile comme l'a montré récemment l'incendie de Notre-Dame de Paris ou encore l'inondation du musée Girodet en mai 2016. Il doit donc être protégé en amont de la catastrophe.
Biens culturels en zone inondable, quelle stratégie pour assurer leur préservation ?

Les inondations de 2016, où le musée Girodet de Montargis a subi de très graves dégâts, où plusieurs milliers de personnes et d'entreprises ont été sinistrées, nous ont donné un avant-goût des conséquences dommageables d’une crue centennale de la Loire ou de la Seine. Depuis, les inondations se répètent, et les dommages s’aggravent. On estime aujourd’hui à plus d’un milliard d’euros le coût des indemnisations reversées annuellement au titre du régime spécifique d’assurance vis-à-vis des diverses catastrophes naturelles. Quand le patrimoine culturel est aussi atteint, ces biens, qui font notre identité nationale ou locale, peuvent être irrémédiablement perdus, bien qu'ils soient souvent irremplaçables, ou endommagés de manière très importante.

Près d’une commune sur trois en France est partiellement ou totalement inondable. La menace est partout ; l’évolution du climat va accentuer les précipitations.

Lire la suite de l'article sur le site de l'IRMA

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Publié le 7/09/2020

Double explosion à Beyrouth : des musées et des galeries d’art détruits ou fortement endommagés

Suite aux deux gigantesques explosions meurtrières qui ont touché Beyrouth le 4 août 2020, de nombreux musées et galeries de la capitale ont été sérieusement endommagés voire totalement détruits.

Double explosion à Beyrouth : des musées et des galeries d’art détruits ou fortement endommagés
Le Musée Sursock à Beyrouth en mars 2017. ©Wikimedia Commons/Bdx

Alors que le bilan de la double explosion à Beyrouth (Liban) s’alourdit, le monde culturel n’est pas épargné. À la centaine de morts et aux milliers de blessés, s’ajoutent les terribles dégâts matériels faits par les deux déflagrations qui se sont produits le 4 août dans la zone du port. Le premier ministre libanais Hassan Diab a déclaré que l’explosion avait été causée par 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, un produit chimique industriel stocké dans un entrepôt depuis six ans.

Lire la suite de l'article sur : Connaissance des arts

Publié le 05/08/2020

Colloque du Bouclier bleu France|Rebondir après le drame : patrimoines et résilience, 29 janvier 2020, Paris

Programme court - colloque 19_12_Page_1

Bouclier bleu France organise un colloque sur le thème
Rebondir après le drame : patrimoines et résilience

mercredi 29 janvier 2020
à
L'amphithéâtre Colbert de l'INP, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Après un sinistre, un conflit armé ou une catastrophe naturelle, comment surmonter la crise et retrouver un équilibre, une forme de normalité? Le patrimoine culturel est-il "simplement" un enjeu, n'est-il pas aussi un facteur de résilience ? Ce colloque, après avoir défini la notion de résilience, illustrera, par des exemples pris dans le monde puis sur le territoire national, quelques propositions ayant permis à des populations ou des établissements culturels de rebondir après le drame. Où l'on voit que l'anticipation et la culture du risque sont des clés pour la construction d'un patrimoine résilient.

Inscription obligatoire : ICI

Programme final à télécharger

Publié le 10/12/2019, rectifié le 09/01/2020

Des catastrophes qui nous rappellent l’importance des plans de Sauvegarde des Biens Culturels

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L’intervention de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris a permis de sauvegarder la structure de l’édifice mais également de nombreux biens culturels. En parallèle des opérations de lutte contre l’incendie, les sapeurs-pompiers sont intervenus simultanément dans le cadre du plan de sauvegarde de l’édifice pour évacuer les collections priorisées. C’est une chance que Notre-Dame ait mis en place un plan de sauvegarde et organisé des exercices in situ de protection des collections en 2018 avec la BSPP et les sapeurs-pompiers basés au musée du Louvre.

Lire la suite sur le site d'Episeine

Publié le 24/04/2019

Communiqué de presse du CFBB

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Incendie de Notre-Dame de Paris : Protégeons notre patrimoine culturel

Au lendemain du drame terrible qui frappe le patrimoine français et mondial par l’incendie de Notre-Dame de Paris, le Comité Français du Bouclier Bleu, ONG rassemblant des professionnels du patrimoine culturel et du secours spécialisés dans sa gestion en temps de crise, tient à faire part aux autorités de son émotion, de son soutien et de ses inquiétudes.

Il tient tout d’abord à saluer en premier lieu le travail des pompiers qui ont œuvré toute la nuit contre les flammes pour préserver la structure et ce qui pouvait l’être ; remercier ensuite les nombreux professionnels, membres de notre organisation ou pas, notamment les conservateurs-restaurateurs ainsi que nos collègues à l’international, qui se sont manifestés dès les premières heures du sinistre pour partager leur émotion et proposer leur assistance. La gestion d’un sinistre de cette ampleur ne fait que commencer, l’énergie et les compétences de chacun seront utiles et nécessaires. Le CFBB se tient à disposition, comme c’est sa mission, pour être un relais de cet élan de bénévolat professionnel.

Face à l’émotion et au choc, visibles sur les visages des passants lors de l’incendie, subis par nos concitoyens, le CFBB salue également l’engagement de tous ceux qui ont immédiatement répondu avec générosité aux souscriptions pour le sauvetage de Notre-Dame.

Le CFBB tient cependant à rappeler que la première mesure de conservation, et donc de prévention des risques, de notre patrimoine est son entretien constant, l’établissement, en amont, d’un plan de sauvegarde, et la mise en place d’une gestion des risques adaptée à toutes les situations de vie qu’il doit traverser, en particulier durant les travaux, qui restent les premières causes d’incendie dans nos monuments (ex Lunéville, Nantes, etc...). La mise en œuvre du plan d’urgence qui existait à la cathédrale Notre-Dame montre l’importance de ces mesures pour sauver des œuvres. La restauration peut atténuer les stigmates et masquer les pertes matérielles, mais elle ne peut à elle seule nous rendre l’oeuvre ou le travail des artistes, ni suffire à répondre au sentiment de deuil qui étreint la population lors d’un sinistre aussi emblématique.

Au-delà d’une réponse technique et financière, le CFBB appelle donc à ce que le drame actuel suscite un sursaut général pour une prise en compte enfin efficace de la gestion des risques sur notre patrimoine.

Contre la focalisation sur les chiffres et les impératifs budgétaires qui pourraient prévaloir depuis quelques décennies, il est temps de retrouver le sens de notre patrimoine, qui repose sur le désir et la volonté collective de notre pays à préserver sa mémoire par ses monuments et ses biens culturels, sur une approche qualitative de notre identité et sur une reconnaissance des valeurs humaines que nous partageons en choisissant de les protéger.

En ce sens, le CFFB souhaite qu’un réel bilan des pertes subies par cet incendie soit réalisé et publié.

Nul doute que l’instruction judiciaire ouverte fera la part des responsabilités légales. Mais il faudra également se donner les moyens de mesurer l'impact de cette catastrophe sur nos concitoyens et leur capacité à surmonter un sinistre majeur. Alors que Paris se prépare depuis plusieurs années à l’occurrence d’une crue centennale, l’incendie de Notre-Dame nous rappelle que l’impact patrimonial d’un désastre sur la population est loin d’être négligeable et devrait être pris en compte d’une autre manière qu’anecdotique dans les dispositifs de résilience.

Contacts : Françoise Collanges - communication@bouclier-bleu.fr
Jocelyne Deschaux - Presidence@bouclier-bleu.fr

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