Réhabilitation du Souk al-Saqatiyya d’Alep |Le prix ICCROM-Sharjah 2020, décerné à la Fondation Aga Khan pour la culture (AKTC)

Souk Syrie Alep

Le Prix ICCROM-Sharjah, décerné par l’ICCROM-ATHAR, un centre régional de conservation fondé conjointement par l’ICCROM et le gouvernement des Émirats arabes unis dans l’émirat de Sharjah, œuvre pour aider à sauvegarder le patrimoine culturel de la région arabe. Il vise également à promouvoir l’éthique internationale dans la pratique de la conservation du patrimoine matériel et à faciliter l’échange de connaissances et d’expériences au-delà des frontières, de sensibiliser le public et de faire apprécier le patrimoine culturel.

L’attribution de ce prix est placée sous le haut patronage de Son Altesse le Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi, membre du Conseil suprême, souverain de Sharjah.

Cette année le prix pour les meilleures pratiques en matière de conservation et de gestion du patrimoine culturel islamique, a été attribué à la Fondation Aga Khan pour la culture (AKTC) pour la réhabilitation du Souk al-Saqatiyya de la vieille ville d’Alep (Syrie), dans le cadre de son aide humanitaire. Les souks médiévaux d’Alep, les plus grands du Moyen-Orient, ont été gravement endommagés pendant le conflit syrien. L’AKTC a alors lancé un projet pilote sur ce premier souk. Le prototype de conservation comprenait l’amélioration de l’infrastructure dans tous les espaces publics le long de 150 mètres du souk, y compris les voûtes et coupoles, les devantures latérales, le passage central, les infrastructures et les services publics essentiels, Trois boutiques achevées présentant la finition intérieure possible des magasins individuels.

Pendant la crise du COVID-19 en 2020, le travail s’est poursuivi en collaboration avec les autorités locales. Cette phase comprenait la réhabilitation des artères de connexion afin de relier les travaux de phase 1 achevés de Souk al-Saqatiyya aux points d’entrée extérieurs, y compris Souk Khan al-Harir. Le Souk Khan al-Harir contient 60 boutiques et dessert trois autres grands khans (une auberge pour les voyageurs, construite sur une cour centrale). Plus d'informations.

Souk restauré Alep 2020

Depuis plus de 30 ans, le Fonds Aga Khan pour la culture (AKTC) a montré à quel point la culture peut être un atout et qu’elle peut être un catalyseur pour l’amélioration de la qualité de vie – même dans les régions les plus pauvres et les plus reculées du globe. Il œuvre pour préserver et revitaliser les biens culturels ; revigore les traditions culturelles; crée des programmes d’éducation qui favorisent la compréhension mutuelle; et identifie l’excellence architecturale qui a un impact positif sur la façon dont les gens vivent, travaillent et interagissent. Les programmes de la fondation comprennent le Prix Aga Khan d’architecture, le programme Aga Khan pour les villes historiques, le programme de musique Aga Khan, le musée Aga Khan de Toronto, au Canada, la ressource en ligne Archnet.org et des programmes connexes.

Pour en savoir plus sur la dégradation de ce Souk d’Alep ainsi que ceux de Damas et Homs, lors des conflits, voici une présentation de Samir Abdulac, Président du groupe de travail de l’ICOMOS pour la sauvegarde du patrimoine culturel en Syrie et en Irak, vice-président du CIVVIH, le Comité scientifique international de l’ICOMOS pour les villes et villages historiques et représentant de l’ICOMOS au Bouclier bleu France : A Tale of Three Syrian Souks after Disaster, in-Advancing Risk Management for the Shared Future, Taiwan, 2020: pp  260-270, http://www.6isc2020ga.org/Proceedings.html

Ces Souks ont également fait l’objet d’une présentation par Samir Abdulac, lors du colloque du Bouclier bleu France « Rebondir après le drame : patrimoines et résilience » qui s’est tenu le 29 janvier 2020 à Paris et que vous pouvez voir et écouter (minutes 27’ à 51’) sur notre chaine Youtube : https://youtu.be/lZQWsdLS0EE 

Publié le 20/11/2020

Chantier scientifique Notre-Dame : état des lieux et perspectives Colloque scientifique

Le CNRS et le ministère de la Culture organisent un colloque les Lundi 19 et Mardi 20 octobre 2020 à l’Institut National du Patrimoine (INP), 2, rue Vivienne, 75002 Paris.

L’incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, ouvre une nouvelle page de son histoire, certes douloureuse mais, en transformant le bâtiment en écorché, donne aussi accès à des formes d’archives, endommagées et mises à nu, de sa construction et de sa destruction. Récoltées, sélectionnées, triées, par les services du Ministère de la Culture, ces archives peuvent fournir des informations sur les différentes phases de l’histoire du monument et sur sa matérialité, mais apporter aussi de nouvelles données sur l’environnement sylvicole médiéval, les climats et certaines pollutions. Afin d’exploiter au mieux ces informations, les recherches se sont rapidement organisées après la catastrophe grâce à une synergie entre les équipes du Ministère de la Culture et du CNRS. Par ailleurs, les recherches scientifiques peuvent également se mettre au service de la restauration de Notre-Dame en étudiant les matériaux altérés afin de diagnostiquer leur état ou en participant à la modélisation, au traitement et à la comparaison des données numériques acquises sur le monument avant et après le drame.

Ces deux journées du colloque permettront de faire un point sur l’avancée des travaux scientifiques depuis la sauvegarde des matériaux, leur inventaire et leur tri, jusqu’à la structuration des recherches et leur mise en œuvre qui a démarré au début de l’année 2020.

La date-limite d’inscription est fixée au mercredi 30 septembre 2020 à midi

Toutes les informations et la procédure d’inscriptions sont disponibles à l’adresse suivante :

 https://miti.cnrs.fr/colloque/action-transverse-miti-chantier-scientifique-notre-dame/

CNRS

Double explosion à Beyrouth : des musées et des galeries d’art détruits ou fortement endommagés

Suite aux deux gigantesques explosions meurtrières qui ont touché Beyrouth le 4 août 2020, de nombreux musées et galeries de la capitale ont été sérieusement endommagés voire totalement détruits.

Double explosion à Beyrouth : des musées et des galeries d’art détruits ou fortement endommagés
Le Musée Sursock à Beyrouth en mars 2017. ©Wikimedia Commons/Bdx

Alors que le bilan de la double explosion à Beyrouth (Liban) s’alourdit, le monde culturel n’est pas épargné. À la centaine de morts et aux milliers de blessés, s’ajoutent les terribles dégâts matériels faits par les deux déflagrations qui se sont produits le 4 août dans la zone du port. Le premier ministre libanais Hassan Diab a déclaré que l’explosion avait été causée par 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, un produit chimique industriel stocké dans un entrepôt depuis six ans.

Lire la suite de l'article sur : Connaissance des arts

Publié le 05/08/2020